jueves 19 de noviembre de 2009

Les villages abandonnés


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Les villages abandonnés. Les villages que personne n’habite plus. Les petites villes désheritées et sans charme, les rues pleines de ronces, de fleurs sauvages, d’ombres, de poussière dans les coins et de bêtes rousses...




Les villages aux contours estompés et sans chaleur où vivent seulement des fantômes... Est-ce que par hasard continuent a vivre leurs esprit entre les pierres et le ciel? Qui raconterá leurs histories si personne n’est resté là-bas pour tout dire et aucun voyageur n’arrivera jusqu’à cet endroit pour tout connaître?, pourtant ils ont autant d’histoire...


Les tuiles cassées gémissent sous le poids de la neige en hiver. Les poutres vermoulues, épuisées, décoincées, sont comme les côtes d’un vieux qui se nourrit de ses souvenirs. Les maisons qui s’effondrent sans remède, qui pleurent en mesure de la pluie, est-ce que’elles ont peur? Leurs portes fermées à jamais, ont-elles du désespoir et de l’angoisse? Et au milieu du brouillard ou lorsque le vent du nord soufflé, peut-on entendre les cris des fenêtres, qui sont fouettées par la furie des éléments?




Quelle désolation expriment les villages vaincus, sans lumières dans leurs balcons, sans fumée dans leurs cheminées, sans hommes qui labourent la terre ni les petits bateaux qui traversent leurs rivières; sans les cloches qui résonnent dans le clocher au rythme du battements du coeur. Ces villes vides et oubliées, si pleines de vie dans le passé, si tristes après, qui me semblent des petits nefs qui naviguent, lentement, sur le fleuve de l’indifférence.




Tout ce qu j’ai écris ci-dessus c’est ce queje sens chaque fois que je voyage et que je vois autant de villages détruits, abandonnés. En ce moment je pense à tous ceux qui habitaient l’endroit auparavant et qui, aujourd’hui, ne peuvent pas marcher dans les rues, ni parler avec leurs voisins. Ils ont perdu leurs paysages, les chants des oiseaux, les sons du vent et de la pluie, et surtout, ils ont perdu l’union avec les âmes de leurs ancêtres.


Laisser mourir un village c’est comme mourir un peu soi-même.


Mari Carmen Polo

miércoles 18 de noviembre de 2009

L’arbre qui voulait rester nu



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Il était une fois un arbre. Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents...



Ah !, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.

Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.

Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs ; il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais...

Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillait, que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs. Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits, il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers... n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.

C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais... ni feuille, ni fleur, ni fruit.

Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.

Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs, il remit chaque fois cette tâche à plus tard. Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre. Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard. Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.

Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.

S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage

Le paysan sur ces entrefaites revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier, ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.

Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile. Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter.

Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure, se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.

N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s’en nourrir. N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.

Car chaque fois que nous les refuserons, il manquera quelque-chose dans le monde ; n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie et l’Amour que Dieu nous a donnés.

Conte Africain.

martes 17 de noviembre de 2009

Soleil Couchant

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Soleil Couchant

Les ajoncs éclatants, parure du granit,
Dorent l'âpre sommet que le couchant allume;

Au loin, brillante encor par sa barre d'écume,
La mer sans fin commence où la terre finit.

A mes pieds, c'est la nuit, le silence. Le nid
Se tait, l'homme est rentré sous le chaume qui fume;
Seul, l'Angélus du soir, ébranlé dans la brume,
A la vaste rumeur de l'Ocean s'unit.

Alors, comme du fond d'un abîme, des traînes,
Des landes, des ravins, montent des voix lointaines
De pâtres attardés ramenant le bétail.

L'horizon tout entier s'enveloppe dans l'ombre,
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre,
Ferme les branches d'or de son rouge éventail.

José-María de Heredia

lunes 16 de noviembre de 2009

Sauf la Lune...


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Le voleur m'a tout emporté,
sauf la lune
qui était à ma fenêtre.

Ryokan

jueves 12 de noviembre de 2009

Voyage

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Les Colchiques

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Les Colchiques

Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-la
Violatres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne

Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne

Guillaume Apollinaire

jueves 5 de noviembre de 2009

L'automne

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Cet automne-ci
pourquoi donc dois-je vieillir ?
Oiseau dans les nuages

Basho